samedi 11 septembre 2010

Voyage d'hiver (livre # 0)


Ma chronique littéraire aura connu un faux départ. Plutôt que de lire les oeuvres recommendées à Stephen Harper, je me suis laissée distraire, voire emportée. J'ai dit que je ne lisais que sur recommendation. Exception faite des valeurs sûres. Je suis fidèle, en littérature comme dans le reste.

C'est le titre qui a attiré mon attention. En pleine canicule de juillet! J'aurais aimé écrire un livre avec un titre pareil. C'est une référence à une pièce de Schubert - mon préféré. Sur la couverture arrière, une seule phrase "il n'y a pas d'échec amoureux". Prometteur... La suite vient plus tard dans le roman. "Eprouver l'amour est déjà un tel triomphe que l'on pourrait se demander pourquoi l'on veut davantage".

Et la névrose d'Amélie Nothomb qui vient rapidement chatouiller la mienne. Elle est magistrale...

Si je ne sais plus parler d'amour maintenant que j'ai fait voeux de sérénité, je vais laisser les autres le faire mieux que moi.

Voilà, ami lecteur, amateur de sentiments forts et d'émotions fébriles.

" Tomber amoureux l'hiver n'est pas une bonne idée. Les symptômes sont plus sublimes et plus douloureux. La lumière parfaite du froid encourage la délectation morose de l'attente. Le frisson exalte la fébrilité. Qui s'éprend à la Sainte-Luce encourt trois mois de tremblements pathologiques. Les autres saison ont leurs minauderies, bourgeons, grappes et feuillages où engouffrer ses états d'âme. La nudité hivernale n'offre aucun refuge. L'hiver et l'amour ont ceci de commun qu'ils inspirent le désir d'être réconforté d'une telle épreuve; la coïncidence de ces deux saisons exclut le réconfort." Oh! Amélie ma soeur!

A méditer : "Les femmes aiment toujours à contre-temps".

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