samedi 10 avril 2010

Carte postale de Paris: Le Louvres


S,

Ce soir, je suis allée gaver mon vice à peine caché. Je sais que la chose t'aurait assomé d'ennui.

J'ai profité de la fin de la réunion en début d'après-midi pour me rendre au Louvres, qui fait des nocturnes le vendredi. Je me promettais d'y passer chaque minute à ma disposition. Le décalage horaire, la fatigue accumulée au cours de mes fins de semaines de garde comme porte-parole pendant la crise en Haïti et le poids de la déception professionnelle auront eu raison de moi.

Armée de mon audio-guide. J'ai religieusement suivi le parcours des peintures italiennes. C'est devenu pour une raison évidente ma spécialité. Mais j'écoutais d'une oreille attentive. Je ne crois pas avoir retenu grand chose... En fait, il me semble encore que les arts plastiques me soient innaccessibles. Il est rare qu'une oeuvre parvienne à passer le seuil de mon indifférence. Son histoire parfois me touche davantage que ses qualités esthétiques.

Cette fois-ci ce sont les oeuvres maladroites des primitifs italiens qui ont retenu mon attention parce qu'elles étaient mal réussies justement. Pouvoir apprécier la laideur d'une oeuvre, voilà qui m'a fait plaisir.

Puis au bout de trois heures, mon audio-guide est mort. J'ai voulu aller prendre une tartiflette avec un verre de Chardonnay au café qui donne sur la cour intérieur, mais il était fermé. Je suis passée par la boutique pour redonner du souffle à ma passion, mais je me suis vite rédigner à rentrer à l'hôtel.

Ce séjour à Paris ne m'aura pas rassasiée...

J'espère que de ton côté tes vacances dans les Caraïbes te permettent de refaire le plein,

E

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