samedi 31 juillet 2010

Judith et Holofernes, Artemisia Gentileschi


Rare femme dans le monde de la peinture (elle est la première femme à devenir membre de l'académie de dessin de Florence), la décapitation d'Holofernes (1620) - épisode biblique que j'ai découvert dans une toile du Caravage très similaire - est particulièrement poignante lorsque l'on connait le drame de l'artiste.

Lorsqu'elle avait moins de vingt ans, son professeur de dessin la viole à répétiton. Elle le poursuit en cour et est sujette à de nombreuses humiliations. Son agresseur est néanmoins reconnu coupable et condamné à la prison.

J'ai vu cette toile pour la première fois au Palazzo Reale à Milan dans le cadre d'une exposition consacrée au Caravage.

L'épisode raconte comment Judith a séduit le général assyrien afin de sauver le peuple juif. Elle s'est fait admettre dans sa tente et à l'aide d'une épée, lui a trancher la tête... éloge au balbutiement du féminisme!

La violence, la cruauté et la froideur de cette scène soulignent le courage de l'héroine - qui serait au plan symbolique Florence luttant contre la tyrannie.

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