samedi 10 juillet 2010

La résurrection, El Greco


J'ai découvert El Greco grâce à Eléonore qui m'avait accompagnée dans ma visite du Prado à Madrid. Les couleurs d'une froideur saisissante, les corps allongés de façon vertigineuse. Tout y était pour me suprendre dans la Résurrection (1600). Spiritualité mystique, anxieuse, tellement loin de la chaleur et de la sensualité méditéranéennes. Les mouvements de danse douloureux des personnages aveuglés par la présence lumineuse du Christ au centre du tableau.

Il y a apparemment dans la laideur quelque chose qui me touche autant que la beauté - l'unicité peut-être, la particularité. Rien de surprenant à ce qu'il ait reçu un mauvais accueil tout au long de sa carrière avec une esthétique aussi peu conformiste.

Il a poussé le manniérisme dans ses retranchements. Il bouleverse son époque. Toledo, près de Madrid, l'adopte et lui donne des commissions. Il y vivra et y créera pendant pendant les 35 dernières années de sa vie.

2 commentaires:

  1. El Greco, vraiment, je ne comprends pas. Je suis plutôt Velasquez. Je suis plutôt Pepsi... Tu dois être du genre Coke ! ;-)

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  2. Hmm... Velasquez, vraiment! Je suis dubitative, mais je vais investiguer. J'ai une anecdote sur les divergences de goûts assez sympathique, mais pour diffusion privée ;) pour notre prochaine rencontre.

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