jeudi 4 novembre 2010

Droit devant soi on ne peut pas aller loin


21 septembre - C'est une phrase du Petit Prince que je viens de lire. Elle reflète bien ma vie en général, faite surtout de détours. Mais aussi le cheminement sinueux de ce projet d'adoption qui fait des bonds magistraux avant de connaître des reculs, ou des moments de stagnation désespérants.

Depuis quelques mois, les étapes se franchissent à une vitesse inespérée. Mais depuis que la photo de ma fille est apparue sur mon écran il y a quelques semaines, le silence. Une date de départ aurait due m'être donnée dans les heures suivant mon acceptation. Les heures passent dans l'indifférence.

A chaque jour que je raye de mon calendrier, c'est un jour de plus sans elle.

A cela s'ajoute une saga en matière d'immigration - il me faudra attendre de 6 à 9 mois pour compléter sa demande de citoyenneté. Comme le ministère est sourd à mes demandes d'accélération du processus, j'ai dû m'en remettre à des politiciens. On m'a conseillé de conclure une entente avec l'orphelinat pour q'ils la gardent le temps que mes démarches aboutissent!!!

Mon calme m'étonne. J'explique avec le sourire qu'une telle option serait, à mon échelle toute personnelle, une catastrophe humanitaire et que biensûr, s'il le faut, je trouverai une autre solution.

Je suis David contre Goliath. Heureusement, c'est David qui gagne!

Une fois de plus, suspens. Les papiers d'immigration, l'inspection de la travailleuse sociale (qui dépend de la traduction des documents que je n'ai pas non plus), l'approbation provinciale (que je ne peux pas avoir sans le papier de citoyenneté et celui de la travailleuse sociale)...

Un soir cette semaine, en soupant, je n'ai pu m'empêcher d'avoir un pincement au coeur en me rendant compte qu'à force d'attendre, j'allais manquer son anniversaire. Un tout petit drame très personnel.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire